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En bordure d’un chemin communal, se trouve ce lavoir en pierre de forme très originale. Il fait penser à un navire échoué en pleine campagne. Depuis quand existe-t-il ? Bien avant 1828, date du cadastre napoléonien où il y figure. A l’époque, un chemin menait de la ferme du Libournet à ce lavoir, ce qui semble indiquer qu’il était utilisé.

Un livre écrit en 1900 par un ancien maire de Trélissac, E.DECOUX-LAGOUTTE, membre de la Société Historique et Archéologique du Périgord, cite la fontaine de Cavillac parmi les quelques rares fontaines de la commune.

Les anciens de la commune vous diront qu’ils l’appellent la « fontaine de l’amour », car ce site, à l’écart des maisons, était en effet propice aux rencontres. Ci-dessous, vous trouverez un descriptif détaillé, des illustrations et photos du lavoir.

plan_descriptif_fontaine_amourIl est composé d’un puits source à l’une des deux extrémités, taillé dans une pierre blanche régionale, d’où s’écoule une eau claire en abondance. Le bassin, en forme de barque est lui aussi en pierre. Entre les éléments de couronnement, s’intercalent de grosses pierres à laver qui servaient pour battre le linge. A la seconde extrémité se trouve un puits d’évacuation composé d’une conduite en ciment de gros diamètre pour l’écoulement, de feuillures dans lesquelles se glisse une planche pour maîtriser le flux de l’eau suivant les saisons, ou l’utilisation du lavoir. De belles tables à laver sont présentes, avec de grosses pierres polies par le temps et l’usure. Certaines pierres dégradées ont été restaurées grossièrement avec un enduit ciment. Des murets sont maçonnés en moellons de pierre régionale, hourdés à la chaux pour la partie basse, et un couronnement de pierre vient couvrir la partie haute. Sur cette dernière, la taille est arrondie de chaque côté des tables à laver. Tout était prévu pour que les lavandières, durant leur rude besogne, évitent de se blesser.

L’eau dans le bassin est de bonne qualité. Nous pouvons le savoir grâce à la présence de limons, d’herbes aquatiques, et aux nombreux têtards présents. Le fond du bassin a été bétonné sur toute sa surface sans savoir exactement l’épaisseur mise en œuvre, nous ignorons à ce jour, si le fond original était en pierre et à quel niveau il se trouvait. Une source jaillit d’un puits de forme carrée en pierre, recouvert d’une végétation importante à l’intérieur et quelques mousses à l’extérieur. L’eau y est claire et abondante, le trop plein se fait par un déversoir qui se jette directement dans le bassin.

Source : Association "la pierre angulaire",  C.A.U.E.