Si aujourd'hui TRELISSAC est reconnue comme une commune à part entière avec un territoire clairement défini et une identité prope, il fut d'autres temps - comme en atteste cette lettre adressée au Préfet par le conseil municipal le 20 février 1869 - où Périgueux cherchait à la déposséder d'une partie de ses biens.

L'an 1869 et le 20 février, le conseil municipal a adressé à Monsieur le Préfet la proposition suivante :

"Monsieur le Préfet,

 

Le conseil municipal de la commune de Trélissac a l'honneur de vous exposer qu'ayant eu connaissance des projets d'annexion qui propose la municipalité de Périgueux pour enclaver dans la ville une partie de Trélissac, il vient protester contre cette prétention. Il ne peut être, Monsieur le Préfet, dans l'intérêt du gouvernement de l'Empereur de permettre une spoliation qui mécontenterait une commune qui lui est dévouée et contraire aux habitants de Périgueux qui signent une protestation contre ce projet.

 

Par une ordonnance royale du 20 janvier 1830 on a déjà distrait une partie de Trélissac en faveur de l'agrandissement de Périgueux. Est-il raisonnable que la ville vienne périodiquement et à ses heures dans l'intérêt de son action, de ses projets intempestifs ou de ses emprunts, réduire de nouveau la population de Trélissac, par conséquent les ressources déjà si minimes de son budget.

 

Connaissant votre justice et votre bienveillance pour les campagnes, nous venons avec confiance, Monsieur le Préfet, solliciter votre appui contre ces prétentions, car si l'administration favorisait ces pertubations que rien ne justifie, la commune aurait à supporter pour la seconde fois pour ses chemins et ses impôts des charges d'autant plus lourdes qu'elles seraient réparties sur un nombre moins considérable de contribuables."