arsaultSitué à l'entrée de la commune, l'Arsault, aux portes de PERIGUEUX, parait avoir pris toute son importance au Moyen-Age. Sa situation, contre de hauts rochers à pics qui l'abritent des vents du Nord, était défendue par des fortifications.

Le plan de Belleforest en 1515 indique un groupe de bâtiments qui avaient dû s'organiser autour de l'hôpital (signalé dès le début du XIIIè siècle).

La Chapelle Notre Dame de l'Arsault bâtie pour le service religieux des malades fut remplacée par la Chapelle Saint Côme et Saint Damien (Saint Patron des Médecins). La présence d'une fontaine abondante était très appréciée, d'autant plus que Périgueux était une ville sans eau de source. Les archives mentionnent à cet égard plusieurs essais toujours restés infructueux pour amener la fontaine de l'Arsault à l'intérieur des murs.

Enfin l'Arsault comptait un "reclussage" accolé à la Chapelle Sainte Marie. Les reclus et recluses étaient des personnages de grande piété qui, avec autorisation de leur évêque, consentaient à s'enfermer jusqu'à la mort dans d'obscures et étroites cellules où ils recevaient sacrements et nourriture par de petites ouvertures. Dès 1310 et jusqu'en 1505, des recluses ont séjourné à l'Arsault.

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Les carrières de pierre de l'Arsault paraissent avoir toujours fournis des matériaux pour la construction des immeubles bâtis à Périgueux. Dans les premières années du XVe siècle, on tire de l'Arsault les pierres nécessaires à la reconstruction d'une partie des remparts de la ville et en 1829, un arrêté du préfet de la Dordogne autorise à exploiter cette dite de Ramon pour en extraire les matériaux destinés à la construction du Palais de Justice à Périgueux.

D'un point de vue historique, l'Arsault a été le théâtre d'évènements importants pour l'histoire de Périgueux, notamment le plus dramatique, l'acte féroce des soldats du Comte du Périgord brûlant de malheureux paysans dans un cluseau. Plus tard, aux environs des années 1825-1830, l'Arsault fut le lieu d'une lutte de territoire entre Périgueux et Trélissac.

En dépit de l'énergique résistance de Trélissac, le préfet intervient en faveur de Périgueux arguant que "l'éloignement du faubourg de l'Arsault du chef-lieu de la commune ne permet pas au maire de Trélissac de surveiller avec assez d'efficacité les fraudes nombreuses sur les boissons et la répression des contraventions". C'est ainsi que par une ordonnance royale du 20 janvier 1830, Trélissac perdit une partie de l'Arsault située au dessous de la Crête des Rochers qui dominent la RN 21 jusqu'à la rue Paul Louis Courier.

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