la-jarthe

La terre de la Jarthe ou Lajarte qui paraît avoir été toujours importante, ne fut pas portée dans la liste des fiefs et des repaires indiqués au dénombrement de 1681.

Elle était cependant qualifiée repaire dès le début de XVème siècle, et on la trouve mentionnée avec ce titre dans un grand nombre d’actes de l’état-civil.

M.Dujarric-Descombes a bien voulu me communiquer la note suivante copiée dans l’Histoire manuscrite de la ville de Périgueux, par Chevalier de Cablanc.

Le 24 novembre 1403, Arnaud de Berno et Hélies du Puy furent condamnés à payer aux maire et consuls la rente qu’ils devaient sur le lieu de la Jarte. Du despuis Hélies Dupuy, autrement de la Jarte a donné en eschange au scindic de la ville, ou assigné cette rente sur le village de Clairmont de la Chassaigne de Bas, alias de Bartamont, sans préjudice de l’hommage que la d.ville se réserve sur le d.repaire de la Jarte et sans préjudice aussi de toute la juridiction. Du despuis encore en ont fact hommage J.Dupuy, par contrat du 17me octobre 1509 et, noble Guillaume Dupuy seigneur de la Jarte le 7me février 1530.

La Jarthe était donc un fief de la ville, et nous ne connaissons pas de fait qui ait pu modifier cette situation. Un titre de la collection Veyrel, aux Archives départementales, nous apprend qu’à la fin du XVème siècle, en 1490, la famille Dupuy n’était propriétaire encore qu’en partie de la terre de la Jarthe.

Petrus Belcierii notarius, burgensis et habitator villa Petrachorum, vendidit…..nobili viro magistro Gugliermo Chalupi licentiati….septem solidos turonenses annuatim persolvendos per Ademarium Brun rationae cujusdam tenanciae nemorum et terrarum in loco de la Jarta….

En 1558, elle appartenait à Hélie Dupuy, écuyer, sieur de la Jarthe et de la Raymondie.

En 1572, elle était la propriété de Pierre Veyrel, banquier à Périgueux. Depuis cette époque, cette famille l’a toujours possédée jusqu’à nos jours par les Bonneau, les Desvaulx et les Jarjavay.

Dans son testament daté de 1587, ce Pierre Veyrel demandait à être enterré dans la sépulture de sa famille dans l’église Saint-Front, et léguait à l’hôpital dix écus pour la nourriture des pauvres de Périgueux.

Les Veyrel se titraient seigneurs de la Jarthe et de Crézelou, et quelquefois aussi : « seigneur en partie de la paroisse de Trélissac ».

Jean-Sicaire de Bonneau « fils d’Hélie Bonneau » marié le 7 juin 1743 avec Marguerite Veyrel, hérita de la terre de la Jarthe par testament de son oncle Jérôme Veyrel de la Jarthe, « décédé le 7 février 1750 au repaire noble de la Jarthe ». En 1761, il demanda à être réintégré au rôle de la noblesse du Périgord. Il fit remonter ses preuves de noblesse à l’année 1369. Il se qualifiait : écuyer, seigneur du repaire noble de la Jarthe et y habitait. Il mourut le 18 octobre 1775.

1762, la propriété de la Jarthe se composait d’une maison de maître, avec une chapelle dédiée à saint Roch, de sept métairies et de réserves.

A cette époque, la situation des Bonneau était opulente. Ils possédaient beaucoup d’argenterie. Ils la renouvelèrent en tout ou en partie chez l’orfèvre Brachet le 26 juin 1762. 

Un « livre de raison » appartenant à Mme de Siorac, descendante des Bonneau, nous a transmis le détail d’un marché intervenu entre Coulloudon, maître tapissier à Aubusson, et Jean-Sicaire Bonneau de la Jarthe, qui acheta pour son château de la Jarthe sept pièces, mesurant ensemble 14 aunes un quart, tapisserie double brochée au prix de 17 livres l’aune (1).

La Jarthe se compose aujourd’hui de trois corps de bâtiments autour d’une cour centrale. La chapelle construite en 1632 en exécution du vœu de Jerôme de Veyrel n’existe plus depuis une trentaine d’années.

M. Jarjavay, président du tribunal de première instance de Vendôme, fils du célèbre professeur à la Faculté de médecine de Paris qui mourut en avril 1868, a commencé récemment la restauration des bâtiments.

V. Soc.arch, du Limousin, année 1899, p.110. Les tapisseries marchoises du Périgord, par A.Dujarric-Descombes.

(texte tiré des Notes Historiques sur la commune de TRELISSAC de E. DECOUX-LAGOUTTE).

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